Like a tuna in the brine

20 avr, 2006

Olivier Py

Coups de coeur — Par scarlett @ 23:35
Une belle rencontre que je viens de faire par magazine interposé (pour info mon magazine préféré : La Vie "hebdomadaire chrétien d'actualité" comme y'a écrit dessus - et c'est vrai)... j'ai été très touchée par les mots de cet homme... @ approfondir donc !

Pour mémoire, je recopie donc ici des passages de l'article... quelle bonheur de retrouver dans la bouche de quelqu'un d'autre à peu de choses près ce que je me dis au fond de moi-même !

Pour lui tout a commencé par une rencontre, le jour où, à quatorze ou quinze ans, il a franchi par hasard le seuil d'une église.

"J'ai assisté à la messe et ça a été le choc. La liturgie était moche, l'assemblée, vieille et triste, l'exégèse, faible, mais l'eucharistie était l'eucharistie : je me suis senti en lien direct avec la réelle présence.

L'eucharistie m'a ensuite conduit à Dieu, mais je reste avant tout un converti de l'eucharistie. Être pratiquant, pour moi, c'est d'abord communier."

"Je me suis d'abord pris pour un catholique un peu à part. Mais à la Catho, j'ai découvert que tous les chrétiens ont un chemin totalement atypique."

Il se demande pourquoi certains de ses contemporains pensent que le christiannisme rejette le corps.

"C'est théologiquement inconcevable."

"La mort de Jean Paul II a montré que l'Eglise est faite de jeunes qui ne sont ni réactionnaires ni coincés. Comme beaucoup, je suis attaché à l'Eglise et sa tradition, ce qui ne m'empêche pas d'être parfois en désaccord avec le Vatican."

Surtout en matière de morale personnelle et sexuelle. Mais avant de critiquer, l'homme de lettres et de réflexion interroge d'abord les textes.

"Je m'efforce de comprendre mais je regrette quand le Vatican édicte des règles sans fondement théologique, comme le rejet des femmes de la prêtrise."

Idem pour l'homosexualité. S'il refuse l'étiquette, Olivier Py n'a jamais caché son attirance pour les garçons.

Ce trublion paisible ne s'est pourtant jamais senti rejeté de l'Eglise. Au contraire, elle est son refuge.

Contrairement à Claudel et Benoît XVI dans son encyclique Deus caritas est, je ne pense pas qu'Eros puisse mener à Agapè. Ni qu'il puisse être évangélisé. Je ne sais pas si Benoît XVI a connu la luxure et le désespoir. Moi oui. Je ne condamne pas Eros, mais il est définitivement païen. Il faut l'accueillir en tant que tel, en prenant soin de ne pas s'y perdre. Mais l'amour est plus grand, la joie est supérieure à l'orgasme et seul Agapè mène à la vie éternelle. Être catholique, pour moi, c'est pratiquer cet amour au quotidien. Aussi, je suis un mauvais catholique, comme il y en a tant. Parce que c'est bien difficile de vivre l'Evangile."

*******************

Pour finir, une petite bio de ce charmant jeune-homme (grâce à laquelle j'ai pu me rendre compte que j'ai déjà rencontré cette personne dans Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch !) extraite du site www.frequencefac.com

Olivier Py : Acteur
C'est probablement cette casquette sous laquelle on le connaît le mieux aujourd'hui : Il a joué dans plus de huit films endossant à chaque fois des rôles très différents : un soldat torturé dans Le colonel Chabert en 1993, un homme pas bien dans ses baskets dans Peut-être en 1999 ou un bon vieux copain homo serial fucker dans Chacun cherche son chat de C. Klapisch...
De la comédie à la réalisation, il n'y a qu'un pas puisqu'en 1999, il réalise son 1ier téléfilm, Les yeux fermées, tiré d'un de ses plus grands romans...Il s'essaiera également au scénario en 2003 avec l'adaptation d'un de ses romans pour enfants 'Le Diable, la jeune fille et le moulin' écrit en 1995, et qui sera porté à l'écran sous forme de film d'animation par Sébastien Laudenbach.

Un talent remarquable et de bonnes idées, Olivier Py n'en manque pas et de plus il coordonne ça avec le désir de toujours travailler et se surpasser...En l'espace de 13 ans, il va écrire 30 pièces de théatre dont certaines comme Le vase des parfums ou encore Les vainqueurs viennent d'être récemment adapté sur scène...16 ouvrages de littérature Paradis de Tristesse (2002), Oratoires minuscules (2002)...
Et cette fois ci de l'écriture à la mise en scène il n'y a qu'un pas parce que Monsieur Olivier Py va mettre en scène et adapter de grands standards du théâtre comme Les contes Hoffmann en 2002 et l'an dernier Tristan et Isolde...
A noter qu'il a reçu en 2002 le prix jeune théâtre de l'Académie Française...

Et puis en 2002 sort un ovni dans l'édition phonographique , un disque intitulé 'Les ballades de Miss Knife' pour lequel Olivier Py campe un personnage de diva bourgeoise transgenre issue d'une de ses pièces et nous susurre des chansonnettes et des textes doux amères pour ma fois bien ficelées et arrangées...

Je pars donc en quête des livres, disques, pièces citées ci-dessus... aurais-je trouvé un successeur à Michou ?




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